2 mai 2012
Pourquoi LinkedIn peut faire chuter Facebook

On vous partage la vision très intéressante de Geoffrey James sur la compétition LinkedIn / Facebook

Traduit de l’article de Geoffrey James 

 

 

La dernière acquisition de Facebook, pour la modique somme de… un milliard de dollars…, sent un désespoir que LinkedIn réussit constamment à éviter.

 

 

 

Avec tout le respect dû à Facebook, voir le site payer un tel montant pour intégrer Instagram a des relents de désespoir, comme si le PDG Mark Zuckerberg redoutait de voir son bébé devenir inutile et était prêt à dépenser des sommes délirantes pour maintenir Facebook à la pointe de l’actualité… et de l’intérêt des internautes.

 

C’est une quête sans espoir, cependant. Facebook peut offrir un large éventail de fonctionnalités, l’offre en tant que telle devient insuffisante.

En autorisant la création de pages aux entreprises et la publicité, le réseau social a perdu beaucoup de son intérêt auprès des internautes, multipliant trop d’interactions inutiles dans leur utilisation du réseau social.

 

 

Quand il est question d’amour…

 

Plus important encore, Facebook ne paraît plus séduire personne. Les internautes semblent la plupart du temps le tolérer, par habitude, parce que c’est pratique, ludique. D’où la fragilité du site. Comme avec les programmes télévisés, les internautes finiront par zapper sur un site à l’offre plus intéressante.

 

Avec son design vieillot, ses mesures étranges et impénétrables de protection de la confidentialité, et la publicité intrusive, Facebook est de plus en plus vulnérable. Pour autant il demeure loin de perdre sa clientèle et d’être le prochain MySpace.

 

A contrario, sans souci de séduire, LinkedIn se concentre exclusivement sur le business et les curriculum vitae. Parce que sa portée est limitée à une lnformation fondamentalement neutre et sans affect, LinkedIn n’est tout simplement pas vulnérable à tout facteur « refroidisseur ».

 

Bien sûr, un site similaire à LinkedIn peut être imaginé. Mais pourquoi la clientèle se donnerait-elle la peine de changer ? Personne ne se soucie sur LinkedIn d’être « cool ». La beauté de LinkedIn, c’est que c’est triste mais fonctionnel, comme le téléphone ou les e-mails.

LinkedIn va continuer de croître avec une offre de plus en plus précieuse et pertinente, alors que Facebook sera éventuellement remplacé par des technologies tournées vers des consommateurs au comportement fondamentalement volage.

 

 

Niche, ou effet de masse ?

 

Qu’est-ce que cela a à voir avec des ventes et du marketing? Tout.

 

Facebook est le parfait exemple d’une entreprise cherchant à être au cœur de la vie de tous, tandis que LinkedIn est l’exemple parfait de l’entreprise s’appuyant uniquement sur un créneau.

 

En conséquence, LinkedIn a construit une base de clients fidèles, tandis que Facebook est impliqué dans une quête coûteuse et probablement inutile pour rester pertinent.

 

Quant à l’attente des internautes, elle se clarifie nettement et s’axe vers du solide, du pertinent, de l’efficient, et non vers un vaste fourre-tout désordonné.

 

Proposer tout, le reste, et son contraire, conduit finalement à être remplacé.