25 juillet 2011
La génération Y : la génération Geek

Le terme génération Y désigne la génération sociologique des personnes nées entre 1978 et 1994. Il tire son nom de la génération précédente, nommée génération X, ainsi que de l’expression anglaise « Why », inventée en 1993 par le magasine Advertising Age.

 

D’autres expressions sont utilisées pour décrire cette génération. Les américains utilisent l’expression « Digital Natives » pour pointer le fait que ces enfants sont nés avec un ordinateur dans les mains. En France, cette génération regroupe environ 13 millions de personnes, soit près de 21% de la population française.

 

A titre de comparaison, elle comprend environ 70 millions de personnes aux Etats-Unis et 200 millions de personnes en Chine .Il s’agit de la génération la plus importante depuis la génération du baby-boom. Ce qui les caractérise ?

 

Les quatre « i » : individualisme, impatience, interactivité et interconnexion.

 

Très exigeants envers eux-mêmes, ces jeunes le sont également envers leurs employeurs. Ils sont donc prêts à s’investir pleinement dans un job qui les intéresse et les passionne. Connectés au monde et à leur entourage via leurs téléphones, les réseaux sociaux, les messageries instantanées les « Y-ers » sont très créatifs et ouverts sur le monde. Le Y aime qu’on lui fasse confiance. Il cherche à être compétent et irréprochable. Elevés par des parents peu présents, ces jeunes sont habitués à tout négocier de leur propre chef.

 

Aux Etats Unis, la génération Y avait été déjà capable de faire gagner Obama avec ses réseaux sociaux (D’après Daniel Ollivier sur son blog « Avec la génération Y »).

 

Cette génération engendre beaucoup de curiosité. Cela constitue donc un excellent élément pour se poser des questions, et une occasion pour les managers, de repenser leur modèle de management. Quelles sont les attentes des jeunes vis-à-vis de leur manager ? La fiabilité du manager repose sur sa proximité relationnelle avec son salarié mais surtout sur sa capacité à apporter à partir des besoins une vraie valeur ajoutée dans un cadre précis, ferme et rassurant. Selon les résultats d’une enquête récente menée par l’agence BETC Euro RSCG auprès de jeunes de 21 à 30 ans ayant une expérience de 2 à 4 ans en entreprise, un bon manager est une personne qui sait faciliter le travail ensemble, apprécier la capacité d’imagination et savoir expliquer les choses. Le manager de première ligne doit faire preuve des qualités suivantes: équité, justice, compréhension, pédagogie, reconnaissance du « droit à l’erreur », communication et respect.

 

Aujourd’hui, ¾ des jeunes portent un regard critique sur leur intégration dans l’entreprise. En cas de démission, les jeunes estiment que la responsabilité des managers est nettement plus influente que l’intérêt du job ou encore la rémunération proposée. De plus l’avènement des réseaux sociaux est primordial. « La nouvelle génération d’utilisateurs est habituée à ces réseaux et s’attend à avoir la même souplesse et la même réactivité dans leurs outils professionnels », explique Luc-Victor Duchateau, Responsable infrastructure Technique et Logistique chez Business AtWork. Ce nouveau mouvement de communication sur le net devient donc une obligation et une nécessité pour les entreprises si elles veulent pouvoir recruter et fidéliser les talents.

 

Cependant malgré les difficultés que rencontrent de nombreux jeunes à intégrer le marché du travail, la génération Y continue à rêver de luxe (d’après l’enquête citée ci-dessus). Généralement confiant dans leur avenir professionnel (72%), ils sont en revanche plus inquiets concernant l’avenir de la société française. Par conséquent leurs attentes envers l’entreprise sont encore plus fortes.

 

Ces attentes s’expliquent également pour des raisons matérielles

 

Les jeunes apprécient davantage l’argent que leurs aînés, alors même qu’ils disposent le plus souvent de moyens financiers bien inférieurs. Ils souhaitent avancer vite, avec une approche individualiste mais rester dans un esprit humaniste. Un terme parfait les décrirait « adulescent » (Tony Anatrella) étant à la fois, adolescent plus tôt et adulte plus tard.

 

Article écrit par Capucine Vidal