12 avril 2016
1200 km pour décrocher un job chez GoPro ou le pari fou de Romain Corraze

A tout juste 30 ans, Romain Corraze, ancien stagiaire d’Altaïde / Moovement, s’est lancé un véritable défi. Il a quitté un poste de digital project manager en CDI, pour se lancer dans cette aventure un peu folle : 18 jours pour convaincre GoPro de l’embaucher, 18 days to be a hero. Son objectif en s’engageant dans ce projet : décrocher le job de ses rêves, faire d’incroyables rencontres, mais surtout, vivre une expérience unique, osée ; « a once in a lifetime challenge ».

romain-corraze

De Las Vegas à San Mateo, Romain a parcouru les 1 200 kilomètres qui le séparaient de son rêve, en vélo, à pieds, en skateboard, en autostop… Tout cela en se filmant à l’aide d’une caméra d’action GoPro et en publiant régulièrement ses vidéos sur son blog. Le jeune aventurier fut finalement récompensé de ses efforts : son projet audacieux et original avait séduit GoPro. L’entreprise le contacta quelques jours avant son départ pour lui proposer un entretien et l’accueillit avec pompe lors de son arrivée dans la Silicon Valley. Romain eu même droit à un entretien avec Nick Woodman, preuve du sensationnalisme de son expédition.

On dit que lorsqu’on postule dans une entreprise, il faut prouver sa motivation et son intérêt pour l’activité de la compagnie. Romain, lui, a mis le paquet. Le trailer de son voyage est digne d’une publicité GoPro. Le nom du site qu’il a créé pour l’occasion est même inspiré d’un des slogans de la marque : Be a hero. Romain a créé à lui seul une véritable campagne de communication digitale pour GoPro, ce qui lui a permis à la fois de partager son expérience à tous ceux qui le suivaient et à la fois, de démontrer à GoPro ses compétences. Bien mieux qu’un CV classique !

Cependant, une fois sur place, le plus difficile reste à faire : convaincre et négocier.

Je souhaite non seulement les convaincre de me recruter, mais aussi de le faire en France. Or ils n’ont aucune structure dans l’Hexagone. Leur siège européen est à Munich, mais je pense qu’il y a une carte à jouer en France. L’entreprise est associée aux sports extrêmes, mais ne s’est pas développée auprès du grand public et des familles. Il y a un marché à conquérir. J’aimerais aider GoPro à se développer dans ce secteur et à valoriser leurs produits.

Reste à savoir si GoPro a été conquis au point d’engager le jeune homme. Mais comme Romain le dit lui-même : « GoPro est une entreprise américaine, jeune, le fondateur est un surfeur de 40 ans, je devais coller à l’ADN de la marque ».

Aux dernières nouvelles Romain est toujours en attente du poste rêvé mais la porte n’est pas fermée.